Pourquoi vouloir éduquer nos enfants d’une façon non violente et bienveillante ?

J’ai discuté récemment, avec l’un de mes enfants, d’une fessée administrée il y a de cela plusieurs années. Ni lui, ni moi ne nous souvenions de la raison de celle-ci. Mon fils se rappelait simplement qu’une fessée « ça fait mal » et, pour ma part, je me suis remémoré mon sentiment de malaise et d’impuissance à trouver une autre solution.

Cette discussion est venu confirmer ce que j’ai appris entre-temps : un châtiment corporel n’est pas une solution. Qu’est-ce que j’aurais aimé lire ce qui suit avant de penser à donner une fessée à mon « petit bout de chou sans défense » d’alors.

enfant qui se protège

En 2009, il a été réalisé une synthèse de 92 études (expériences scientifiques, essais, ateliers…) menées à travers le monde sur la parentalité bienveillante. Cette synthèse démontre, sans l’ombre d’un doute, que les enfants dont les parents :

  • n’utilisent pas la menace ni le chantage (par ex. : « si tu ne ranges pas ta chambre, tu seras puni(e) »…)
  • ne crient pas
  • n’administrent pas de châtiments corporels, à mains nues ou avec un objet (ces pratiques sont maintenant illégales en Europe en vertu de la Charte sociale européenne révisée de 2001)

et bien, ces enfants ont de meilleurs résultats scolaires que la moyenne, se font des amis plus facilement, se sentent mieux dans leur peau et sont moins sujets aux problèmes émotionnels ou de comportement.

Cette façon d’éduquer bénéficie également aux parents. Les parents sont plus en confiance sur leur capacité à gérer les enfants et moins stressés. Il y a aussi moins de conflits avec le conjoint sur la façon d’éduquer son enfant.

Il y a donc plein d’avantages à éduquer positivement nos enfants. Comme le souligne l’UNESCO : si l’harmonie règne au niveau de la cellule familiale, elle régnera aussi au niveau de la collectivité. Je me mets à rêver que si chaque enfant est élevé positivement : une grande partie des problèmes (comportements dysfonctionnels, peur et haine de l’autre…) présents dans le monde actuel n’existeraient même plus.

Photo de Djamila Calin.

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