
Et pourquoi vous devriez arrêter la parentalité positive ?
Il y a de nombreuses raisons (la dernière de cet article étant la principale).
En effet, depuis 10 ans, nous tâtonnons dans l’éducation des enfants car nous voudrions qu’ils aient la meilleure éducation possible, pour qu’ils n’aient pas à consulter un psy plus tard et qu’à leur tour ils puissent éduquer leurs enfants (s’ils en ont) de façon positive et que la société puisse ainsi bénéficier de citoyens de premier ordre, que la paix règne dans les foyers, dans la collectivité et… dans le monde.
Oui, oui : nous avons des objectifs ambitieux (peut-être trop), n’est-ce pas ?
C’était notre vision il y a 2 ans… mais ça c’était avant !
En effet, après toutes ces années, nous arrêtons la parentalité positive car finalement nous en avons marre :
- de bien réfléchir à ce que nous allons dire à nos enfants quand ils se disputent afin de ne pas contrarier leur développement psycho-affectif.
- de ne pas pouvoir récompenser les bons comportements de nos enfants car, selon Isabelle Filliozat : “les récompenses font que les enfants ne font plus selon leur volonté, mais dans l’attente de quelque chose. Les récompenses génèrent une motivation extrinsèque qui tue la motivation intrinsèque et crée de la dépendance.”
- de chercher s’il faut utiliser la 53ème technique d’Isabelle Filliozat ou la 19ème de Catherine Gueguen pour mieux communiquer avec son enfant.

- de devoir aller à la salle de sport pour dépenser notre trop plein d’énergie alors qu’une bonne fessée ou une bonne distribution de claques ferait la même chose.
- d’utiliser le message “je” pour exprimer notre mécontentement de façon respectueuse plutôt que le “tu” accusateur (merci Dr GORDON pour votre méthode) : est-ce qu’un enfant de 6 ans fait vraiment la différence entre les 2 ?

- d’utiliser la langue des signes avec les enfants en bas âge car paraît-il : les muscles des bras et des mains sont bien plus faciles à maîtriser que ceux de la bouche. Qu’avons-nous à dire à des enfants même pas capables de parler ?
- d’apprendre à s’excuser, pour se reconnecter à nos enfants… Nous sommes des adultes et nous avons ainsi le droit de nous mettre en colère et parfois d’être injustes ! Les enfants comprendront quand ils seront adultes eux aussi.

- de devoir être exemplaires car nos enfants nous imitent.

- d’aider nos enfants à se décharger de leurs émotions. Nous aussi nous avons des journées difficiles et pas forcément quelqu’un pour nous écouter (voilà pourquoi les psys prospèrent).
- de prendre notre part de responsabilité dans une situation conflictuelle telle que celle où notre enfant réclame de l’attention en plein milieu d’une réunion parents-élèves à l’école parce qu’il est fatigué et que nous n’avons pas pris le temps de lui faire faire une sieste (pour ne pas être en retard à cette réunion). Déjà qu’on passe son temps à s’excuser au boulot pour ne pas envenimer certaines situations (de jalousie…) car on s’investit plus que d’autres pour avoir de meilleurs résultats…
- de vérifier à quel stade des étapes du processus de développement notre enfant en est en cas de régression qui annonce souvent le passage à une nouvelle étape de son développement. Nous en avons assez () de toujours adapter nos réactions, nos exigences et notre autorité aux besoins et aux compétences de nos “mini-nous”.

- d’être à l’écoute de leurs besoins et de passer un temps infini à les écouter et à tenir compte de ce qu’ils nous disent.

- de passer des soirées entières à lire des livres sur la parentalité consciente, bienveillante et positive alors qu’il y a “Pretty Woman” à la télé.
- de très peu nous occuper de nous en leur dédiant tout notre temps libre.
- de lire des articles sur le sujet très compliqués car bourrés de références sur le fonctionnement du cerveau humain et sur la fameuse amygdale à laquelle nous ne comprenons rien…
- de culpabiliser de s’investir beaucoup au niveau de notre travail au détriment de notre vie de famille et de devoir se lever tôt le matin pour qu’ils ne manquent de rien au niveau matériel.
- de culpabiliser parce que 80% des Français admettent frapper parfois leur enfant, 50% d’entre eux frappent des moins de 2 ans (source Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne réalisée pour la Fondation pour l’Enfance) et pas nous alors qu’on en a souvent envie : nous nous sentons exclus et marginalisés…
- de vouloir être des parents parfaits et de culpabiliser de foirer régulièrement en se mettant en colère !
- de constater que nos enfants ne sont pas parfaits (tout comme nous) lorsqu’ils se chamaillent, qu’ils nous mentent de temps en temps…
- de déprimer d’avoir mis la barre trop haut et de culpabiliser de ne pas arriver à atteindre tous nos objectifs familiaux.
Ah au fait : nous sommes le 1er avril ! Comme le veut la tradition : cet article est un gros poisson d’avril !!!

Nous ne sommes pas prêts d’arrêter la bienveillance au vu des résultats obtenus : PLUS D’HARMONIE ET DE PAIX DANS NOTRE FAMILLE ET DANS CELLES AUTOUR DE NOUS. Et vous, avez-vous déjà envisagé d’arrêter la parentalité bienveillante ?