Pourquoi nous avons définitivement décidé d’arrêter la parentalité bienveillante et positive ?

Et pourquoi vous devriez en faire autant !

Il y a de nombreuses raisons (la dernière de cet article étant la principale).

En effet, depuis 10 ans, nous tâtonnons dans l’éducation des enfants car nous voudrions qu’ils aient la meilleure éducation possible, pour qu’ils n’aient pas à consulter un psy plus tard et qu’à leur tour ils puissent éduquer leurs enfants (s’ils en ont) de façon positive et que la société puisse ainsi bénéficier de citoyens de premier ordre, que la paix règne dans les foyers, dans la collectivité et… dans le monde.

Oui, oui : nous avons des objectifs ambitieux (peut-être trop), n’est-ce pas ?

C’était notre vision il y a 2 ansmais ça c’était avant !

En effet, après toutes ces années, nous arrêtons la parentalité positive car finalement nous en avons marre :

  • de bien réfléchir à ce que nous allons dire à nos enfants quand ils se disputent afin de ne pas contrarier leur développement psycho-affectif.
  • de ne pas pouvoir récompenser les bons comportements de nos enfants car, selon Isabelle Filliozat : “les récompenses font que les enfants ne font plus selon leur volonté, mais dans l’attente de quelque chose. Les récompenses génèrent une motivation extrinsèque qui tue la motivation intrinsèque et crée de la dépendance.”
  • de chercher s’il faut utiliser la 53ème technique d’Isabelle Filliozat ou la 19ème de Catherine Gueguen pour mieux communiquer avec son enfant.

Enfant qui rit et enfant qui est sérieux

Crédit photo : Flickr Taro Taylor

  • de devoir aller à la salle de sport pour dépenser notre trop plein d’énergie alors qu’une bonne fessée ou une bonne distribution de claques ferait la même chose.
  • d’utiliser le message “je” pour exprimer notre mécontentement de façon respectueuse plutôt que le “tuaccusateur (merci Dr GORDON pour votre méthode) : est-ce qu’un enfant de 6 ans fait vraiment la différence entre les 2 ?

Enfant qui écoute

Crédit photo : Flickr Austin Burns

  • d’utiliser la langue des signes avec les enfants en bas âge car paraît-il : les muscles des bras et des mains sont bien plus faciles à maîtriser que ceux de la bouche. Qu’avons-nous à dire à des enfants même pas capables de parler ?
  • d’apprendre à s’excuser, pour se reconnecter à nos enfants… Nous sommes des adultes et nous avons ainsi le droit de nous mettre en colère et parfois d’être injustes ! Les enfants comprendront quand ils seront adultes eux aussi.

Enfant écoute parent

Crédit photo : Flickr Nvid

  • de devoir être exemplaires car nos enfants nous imitent.

Enfant qui ressemble à un adulte avec des fleurs

Crédit photo : Flickr Moin Uddin

  • d’aider nos enfants à se décharger de leurs émotions. Nous aussi nous avons des journées difficiles et pas forcément quelqu’un pour nous écouter (voilà pourquoi les psys prospèrent).
  • de prendre notre part de responsabilité dans une situation conflictuelle telle que celle où notre enfant réclame de l’attention en plein milieu d’une réunion parents-élèves à l’école parce qu’il est fatigué et que nous n’avons pas pris le temps de lui faire faire une sieste (pour ne pas être en retard à cette réunion). Déjà qu’on passe son temps à s’excuser au boulot pour ne pas envenimer certaines situations (de jalousie…) car on s’investit plus que d’autres pour avoir de meilleurs résultats…
  • de vérifier à quel stade des étapes du processus de développement notre enfant en est en cas de régression qui annonce souvent le passage à une nouvelle étape de son développement. Nous en avons assez (Clignement d'œil) de toujours adapter nos réactions, nos exigences et notre autorité aux besoins et aux compétences de nos “mini-nous”.

Enfant avec coquillage

Crédit photo : Flickr Elena Kalis

  • d’être à l’écoute de leurs besoins et de passer un temps infini à les écouter et à tenir compte de ce qu’ils nous disent.

Enfant qui montre du doigt

Crédit photo : Flickr Jay

  • de passer des soirées entières à lire des livres sur la parentalité consciente, bienveillante et positive alors qu’il y a “Pretty Woman” à la télé.
  • de très peu nous occuper de nous en leur dédiant tout notre temps libre.
  • de lire des articles sur le sujet très compliqués car bourrés de références sur le fonctionnement du cerveau humain et sur la fameuse amygdale à laquelle nous ne comprenons rien
  • de culpabiliser de s’investir beaucoup au niveau de notre travail au détriment de notre vie de famille et de devoir se lever tôt le matin pour qu’ils ne manquent de rien au niveau matériel.
  • de culpabiliser parce que 80% des Français admettent frapper parfois leur enfant, 50% d’entre eux frappent des moins de 2 ans (source Gilles Lazimi, coordinateur de la campagne réalisée pour la Fondation pour l’Enfance) et pas nous alors qu’on en a souvent envie : nous nous sentons exclus et marginalisés
  • de vouloir être des parents parfaits et de culpabiliser de foirer régulièrement en se mettant en colère !
  • de constater que nos enfants ne sont pas parfaits (tout comme nous) lorsqu’ils se chamaillent, qu’ils nous mentent de temps en temps…
  • de déprimer d’avoir mis la barre trop haut et de culpabiliser de ne pas arriver à atteindre tous nos objectifs familiaux.

Ah au fait : nous sommes le 1er avril ! Comme le veut la tradition : cet article est un gros poisson d’avril !!!

Poisson d'avril

Crédit photo : Flickr NJAY

Nous ne sommes pas prêts d’arrêter la bienveillance au vu des résultats obtenus : PLUS D’HARMONIE ET DE PAIX DANS NOTRE FAMILLE ET DANS CELLES AUTOUR DE NOUS.

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11 réponses

  1. Miage dit :

    J’y ai cru à l’intro et à la première raison (ah ah ah les x méthodes différentes!!! C’est quand même vrai que c’est USANT!!!!!), la paire de claque au lieu de la salle de sport m’a fait tiquer et le reste de l’article m’a fait rire tout en étant émouvant!

    Merci

    • François-Xavier et Dominique dit :

      Merci Miage pour votre commentaire. L’idée nous est venue alors que nous étions partagés sur la technique à utiliser par rapport à l’un de nos enfants qui avait un comportement un peu « excessif ». Finalement nous n’avons pas réagi trop inhibés par la peur de mal faire, de causer des dégâts et de devoir ensuite s’excuser… Cela a créé de la frustration car à trop vouloir être parfaits : on en arrive à culpabiliser de ne pas arriver au résultat voulu voire d’être parfois dépassés par les événements… En tous cas, c’était un beau poisson d’avril qui a mis dans le mille apparemment d’après les retours sur les réseaux sociaux. 🙂

  2. Johanna dit :

    Présenté de cette manière ça pointe encore plus du doigt pourquoi il faut continuer !!! J’ai eu un peu peur en voyant le titre néanmoins

  3. Natasja Provoost dit :

    En lisant l’article, je m’attendais à une fin en queue de poisson… mais pas à un poisson d’avril (c’est vrai que parfois, j’ai envie de baisser les bras de la bienveillance, quand la répétition des explications, les tests de toutes les techniques possibles pour éviter le conflit, etc deviennent vraiment usant 😉 )

    Actuellement, c’est le livre « être parent en pleine conscience » de Kabat Zinn » qui m’aide à suivre une voie d’éducation douce. Le chemin est parfois ardu, mais j’avance, j’avance…

    • Merci Natasja d’avoir pris le temps d’échanger. Toutes les techniques proposées par les spécialistes sont bonnes à avoir dans sa trousse à outils du parent bienveillant. En toute humilité, nous essayons de plus en plus de ne pas confondre obligation de moyens et obligation de résultats avec nos enfants. En effet, nos enfants gardent leur libre arbitre dans leurs décisions mais nous avons le droit d’être respectés et de poser les règles de bon fonctionnement (avec leur participation s’ils le veulent). En parallèle, nous avons bâti une « équipe » (parents, amis, baby-sitter…) capable de prendre la relève lorsque nos limites sont atteintes pour pouvoir décompresser quand c’est nécessaire et prendre du temps pour nous. 😉 Merci pour le livre : vous nous avez donné envie de le lire et de le chroniquer.

  4. karine dit :

    Bonjour,
    Je voulais juste vous faire part de mon désaccord sur certains points de l’article.
    J’aurais aimé que mes parents aillent à la salle de sport plutôt que vider cette énergie sur moi, car oui ça aurait fait une grosse différence pour moi qui tape maintenant plus vite que je pense. Et ça aurait aussi bcp changé mes sentiments pour eux, entre haine et indifférence, ce serait auj plutôt amour et gratitude.
    Et oui le tu accusateur a des conséquences. Je regrette oas d’avoir appris cette règle du je et regrette que mon père m’ait lancé autant de tu, qui m’ont fait culpabiliser pour tous les problèmes chez nous

    • Bonjour Karine et merci pour votre témoignage. Nous sommes tous différents et le papa qui gère ce blog a aussi vécu le genre de situations que vous décrivez. Voici ce qui s’est passé ensuite : après la révolte à l’âge adulte, j’ai compris que ce comportement était auto-destructeur et qu’il fallait que je comprenne les raisons des agissements de mes parents afin de ne plus traîner cela comme un boulet. Le fait de suivre les 18 ateliers de Lise Bourbeau (répartis sur 36 journées) m’a beaucoup aidé dans le processus du pardon. Pour faire court, nous nous sommes pardonnés mutuellement en famille et sommes repartis sur des bases nettement plus positives. Ce que j’ai compris, c’est que le parent parfait n’existe pas et qu’un parent aime avec ses limites et à sa façon… Si vous lisez ce blog, ce n’est pas un hasard et vous donnez l’impression d’être en recherche et en chemin vers une meilleure vie de famille. D’ailleurs votre commentaire nous a donné envie d’écrire sur les parents toxiques : http://les-parents-positifs.com/tout-le-monde-na-pas-la-chance-davoir-des-parents-positifs-ou-comment-reconnaitre-les-parents-toxiques-selon-13-criteres/

  5. renarde dit :

    je lis votre blog pour la première fois (donc je ne connais pas votre « philosophie sur l’éducation ») et malgré le 1er argument qui me semblait un peu rude, je n ‘ai pas cru à un poisson d’avril tellement certains arguments vibrent avec la réalité que je vois chez une de mes cousines, qui, à force que bientraitance envers ses enfants en arrive, de mon point de vue, à s’auto-maltraiter en tant que parent (avec perte du sommeil, hein, ça c’est vraiment trop chouette)…. et que oui, s’accorder plus de place en tant que parent parce que l’enfant nous grignote et grignote, ça ne me semble pas être une grosse blague !

    • Merci pour ce commentaire dans lequel, nous en sommes sûrs, beaucoup de parents doivent se reconnaître. La parentalité n’est pas une science exacte et nous le constatons tous les jours. Les techniques issues des neurosciences et de la psychologie sont des aides précieuses mais encore faut-il les connaître, les appliquer et valider ce qui marche avec nos enfants tout en étant, souvent, bien pris par le travail… Nous avons fait, un moment, partie des parents qui s’épuisent à répondre à tous les besoins de leurs enfants et à nier les leurs. Heureusement, le premier principe de la parentalité positive est de commencer par s’occuper de soi (voir à ce sujet l’article : http://les-parents-positifs.com/le-premier-outil-important-de-la-parentalite-positive-commencer-par-soccuper-de-soi/) et à bâtir une équipe, pour être, ensuite, disponible et frais pour ses enfants.

  6. Claire Chatain dit :

    En même temps, je trouve intéressant la manière dont c’est écrit! C’est comme si je disais si tu veux choper un cancer fait si ou fait ça…pas du tout tentant! Même chose pour l’éducation autoritaire…ça donne pas du tout envie de se lancer dedans!!

    • Merci Claire pour votre partage et à bientôt sur notre blog pour continuer à échanger autour de la parentalité positive et bienveillante si évidente dans le principe mais pas forcément facile à mettre en oeuvre dans la famille. 😉

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