Les 3 règles d’or et les 17 conseils d’argent à respecter pour bien gérer le “Terrible two” de votre enfant

Cet article fait suite à : “Comment bien réussir son “Terrible two” quand on est enfant ?”.

La crise des 2 ans ou le “Terrible two” : kesako ?

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Flash-Back. C’était un jeudi en fin d’après-midi. Il avait fait beau toute la journée. Je rentrais d’une journée de travail chez un client délicieux et il n’y avait même pas eu de bouchon sur la route. Bref, la journée idéale par définition.Clignement d'œil
J’ouvre la porte et là une vision cauchemardesque d’une maison sens dessus dessous m’étreint. Je pense d’abord à un cambriolage puis très vite mes soupçons se portent sur “mini-Godzilla de 24 mois” qui pleure dans sa chambre…

Si votre bout de chou de 2 ans passe ses journées à dire non, faire des crises pour tout et n’importe quoi et alterne entre un comportement d’ange puis de “démon” : félicitations !

Il commence une période très importante pour son développement : car, en quelques mois, il connaîtra un développement intellectuel, social et affectif sans précédent dans sa vie.

Au début, vous avez pu commencer à remarquer un changement dans le comportement de votre enfant jusque là heureux, en santé et sans réels problèmes.

Il est maintenant temps de s’adapter à cette phase afin d’éviter une situation de stress voire de burn-out que certains parents vivent faute d’une bonne préparation.

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C’est d’ailleurs bien ce qui a failli nous arriver avec notre premier garçon car nous ignorions tout de cette période critique pour tous les membres de la famille.

En fixant des limites fortes et positives à votre enfant et en lui enseignant d’autres façons d’exprimer ses émotions, vous vous éviterez beaucoup de stress et vous donnerez à votre enfant la capacité d’écouter ses besoins et d’interagir avec son environnement pour le reste de sa vie.

Voici donc (roulement de tambour) les 3 règles d’or qui s’appuient sur 17 conseils d’argent pour bien passer à travers cette période riche en événements !

Règle d’or # 1- Les bonnes pratiques tu connaitras !

  Enfant consequences naturelles 3 (les parents positifs)

Conseil #1 – Commencer à enseigner des comportements positifs à votre enfant le plus tôt possible

Vous aurez certainement envie de commencer à enseigner à votre enfant, des comportements positifs et des réactions saines par rapport à son environnement le plus tôt possible.

Si vous le voyez tâtonner et développer de mauvais comportements, ne laissez surtout pas ces comportements s’installer ! Dites-lui que ce comportement n’est pas acceptable puis encouragez le, en l’accompagnant et le guidant, à trouver une meilleure façon d’agir.

A ce stade, vous devez être exemplaire dans votre comportement, afin d’aider votre enfant à aller dans le bon sens. Dans le cas où votre enfant vous prendrait sur le fait en train de déroger à cette règle :  jouez le jeu et laissez-le vous mettre à l’écart pendant quelques minutes.

Il n’y a pas “2 poids, 2 mesures” et la règle s’applique à tout le monde : même aux parents. Clignement d'œil

Conseil #2 – Récompensez positivement votre enfant pour un bon comportement

Quand votre enfant fait quelque chose de bon ou de bien, vous devriez lui faire comprendre que vous appréciez ce comportement.

On appelle ceci le renforcement positif et cela enseigne à votre enfant à associer les bonnes choses qui se passent avec le fait de bien se comporter.

Si vous vous focalisez régulièrement sur le fait de donner un feedback positif à votre enfant : il devrait être beaucoup plus enclin à bien se comporter.

Le renforcement positif peut être un câlin, d’aller faire une promenade ensemble ou encore de décider de jouer à son jeu préféré avec lui. Evitez, bien sûr, les sucreries. Clignement d'œil

Conseil #3 – Fixez fermement les règles

Le “terrible two” est une période normale du développement de l’enfant qui tourne autour du test des limites et de la façon de devenir une personne indépendante.

Il est important que vous utilisiez ce moment pour fixer des règles à votre enfant et pour lui apprendre que celles-ci, et les limites qu’elles supposent, sont fermes. Si vous ne faites pas cela, votre enfant sera susceptible d’avoir des problèmes de comportement par la suite.

Votre enfant a besoin de savoir que quand vous leur dites NON ou quand vous l’empêchez de faire quelque chose, cela n’est pas négociable et ne sera pas remis en cause.

Par exemple, admettons que la règle est de laisser votre petit Nicolas prendre un dessert après avoir mangé toute la nourriture dans son assiette. S’il laisse quelques cuillerées dans l’assiette : la règle n’est pas respectée : pas de dessert jusqu’à ce que l’assiette soit vide.

Conseil #4 – Apprenez – leur à exprimer leurs sentiments avec des mots ou avec des signes

L’une des raisons pour lesquelles les tout-petits ont beaucoup de frustrations autour de 2 ans est qu’ils ont beaucoup de sentiments qu’ils ne savent pas comment traiter ou communiquer.

Mettez-vous à la place de votre enfant et imaginez que vous ayez quelque chose qui vous a vraiment bouleversé, que vous ne savez pas comment résoudre ce problème et que vous n’avez personne à qui parler. Comment vous sentiriez-vous ?

Si vous donnez à votre enfant un moyen de communiquer ses sentiments et demander ce qu’ils veulent, alors ils seront beaucoup mieux en mesure de faire face à ces sentiments forts.

Apprenez-leur les mots pour nommer leurs problèmes les plus courants : « as-tu soif ?”, “as-tu faim ?”…

Une pratique récente est aussi d’enseigner aux tout-petits la langue des signes le plus tôt possible car, pour un enfant en bas âge, les mots sont très nouveaux et peuvent être intimidants. La langue des signes est plus naturelle et accessible et peut améliorer considérablement les problèmes de comportement.

Conseil #5 – Donnez – leur le sentiment de choix et de puissance

La plupart du temps, un enfant pique une colère du fait de l’absence de choix dans les décisions des parents.

Ceci est un autre aspect du désir normal d’apprendre à être indépendant. L’enfant devrait pouvoir faire des choix et ainsi apprendre à décider. Le fait de pouvoir décider permet de développer la confiance en soi et le sentiment d’être capable et autonome.

Cependant, un enfant n’est pas toujours capable de faire des choix judicieux et bénéfiques pour lui. Il y a 1001 manières de lui proposer de choisir tout en prenant soin qu’il se sente en contrôle de sa vie (même si le choix reste limité pour lui).

Par exemple, quand il s’habille le matin, vous pouvez lui donner le choix entre deux ou trois chemises que vous choisissez pour lui. Soyez ferme sur les options que vous lui donnez : il va choisir celle qu’il veut porter sans laisser la porte ouverte à une discussion sur le sujet.

Conseil #6 – Permettez à votre enfant de faire l’ expérience des conséquences

Enfant consequences naturelles

Une des choses les plus importantes que vous pouvez faire pour votre enfant à cet âge est de le laisser expérimenter les conséquences.

Quand un enfant ne connait pas le lien de cause à effet tôt, il devient difficile pour lui de se rendre compte que les conséquences sont une partie normale de la vie. En lui permettant de comprendre la loi de cause et d’effet, vous lui permettez d’être bien préparé à affronter la vie.

Par exemple, votre enfant refuse tout net de mettre ses chaussures et son manteau avant de sortir dans la neige : laissez-le sortir dehors. S’il ne rentre pas aussitôt, il sera obligé de faire le trajet en voiture jusqu’à la garderie avec les pieds froids et mouillés et il devrait rapidement apprendre que mettre des chaussures est une idée intelligente… Il ne devrait plus y avoir de discussion sur les manteaux et les chaussures.

Conseil #7 – Laissez-le pleurer

Qu’il est difficile d’entendre son enfant pleurer même si cela peut être bénéfique surtout lorsqu’il feint de pleurer (une caractéristique commune des crises).

Les tout-petits développent ainsi les compétences nécessaires pour se consoler eux-mêmes et développer cette compétence cruciale très utile, même à l’âge adulte.

Quand votre enfant est submergé par les émotions et que vous le prenez en charge afin qu’il se sente mieux : il n’apprend pas comment gérer ses émotions de lui-même. En le laissant pleurer un moment, il va pouvoir commencer à apprendre comment faire pour se sentir mieux et vous pourrez prendre le relais pour lui faire comprendre que la vie continue.

Attention, néanmoins, si votre enfant pleure parce qu’il a peur ou mal, vous devez bien sûr le réconforter et lui montrer qu’il est naturel de pleurer dans ce cas et que papa ou maman est là pour prendre soin de lui.

Règle d’or # 2 – Les pièges communs tu éviteras

Sucrerie dans les mains d'un enfant (les parents positifs)

Conseil #8 – N’achetez pas votre enfant (même si c’est tentant)

Vous ne devriez jamais acheter votre enfant pour l’amener à faire ce que vous voulez.

Cela lui enseignerait un comportement qui n’est pas admissible de sa part à savoir qu’il peut exiger une contrepartie au fait qu’il vous écoute.

Même si cette solution de facilité est tentante, ne lui cédez jamais.

Par exemple, si votre enfant pique une crise dans un supermarché : n’achetez pas son silence avec la promesse de lui offrir un jouet…

Les autres clients auront quelques minutes difficiles avec cette situation (tout comme vous) puis la vie reprendra son cours normal. La seule différence étant que votre enfant aura appris une leçon de bonne conduite pour toute une vie : vous n’êtes pas “achetable” et que sa crise n’a pas prise sur vous.

Conseil #9 – Ne leur donnez pas votre attention pour un mauvais comportement

Quand votre enfant fait faire quelque chose de mal, ne lui donnez pas forcément d’attention pour ce comportement. Cela lui enseignerait que pour obtenir votre attention, ils a besoin d’être méchant.

Au lieu de prêter attention à ce comportement, ou même de crier après lui, il est mieux de l’ignorer.

Lorsque cela est associé avec des étreintes, bisous et de l’attention lorsque votre enfant se comporte bien, votre enfant saura rapidement apprendre à bien se comporter.

Si votre enfant crie et que vous êtes à la maison : vous pouvez le mettre dans une autre pièce afin de rompre le contact. Cela montrera à l’enfant que crier n’est pas la façon d’obtenir votre attention.

Conseil #10 – Mettez vous à sa place

Rappelez-vous que votre enfant est en bas âge, que le monde est très grand à son échelle et que cela peut provoquer du stress.

Imaginez comment vous vous sentiriez si votre patron faisait un changement majeur à la façon dont les choses fonctionnent au travail. Maintenant, multipliez cela par “trente” (ou plus) et imaginez que cela arrive tous les jours pendant plusieurs années. Voilà ce que votre enfant vit.

Vous devez faire preuve de compréhension et essayer de ne pas l’accabler avec trop de changements à la fois. Une bonne façon est d’introduire les changements (horaires, apprendre à utiliser les toilettes…) progressivement.

Vous devriez aussi essayer de garder une routine (le lever, le coucher…) qui sert à rythmer la journée en général et apporte un sentiment de sécurité à l’enfant.

Conseil #11 – N’ayez pas les mêmes attentes que celles pour un enfant plus âgé

Si vous avez des enfants plus âgés, vous pouvez être frustré que votre enfant ne fasse pas encore ce que font les autres enfants.

Dans cette situation, il est important de se rappeler que votre enfant n’a pas encore appris ces comportements et ne sera pas prêt de le faire pendant un certain temps. Soyez prêt à accueillir et à travailler avec leurs besoins individuels.

Conseil #12 – Stimulez-les

Un autre déclencheur commun pour les crises de colère chez les jeunes enfants est le manque de stimulation.

Quand ils se lassent, ils ne possèdent pas la même capacité mentale que les adultes à trouver d’autres moyens de se divertir.

En sachant cela, vous trouverez différentes façons de continuer à les stimuler si, par exemple, vous êtes dehors et loin des jouets qui les tiennent habituellement occupés.

Ce peut-être en gardant un des jouet préférés de votre enfant qui pourra le divertir quand ce sera nécessaire.

Attention également à ne pas trop stimuler votre petit loup en le laissant devant la télévision par exemple.

Règle d’or # 3 – Ta santé mentale tu préserveras

Câlins parents enfants

Conseil #13 – Acceptez l’imperfection

Ne pensez pas que le parent parfait existe car c’est un mythe (bien ancré).

En effet, la télévision, les magazines… nous vendent régulièrement cette idée que si nous faisons ceci ou cela : notre vie de famille sera parfaite. Si la vie de famille était ainsi faite : cela se saurait.

Les enfants de 2 ans ne remarquent pas forcément toutes les petites choses du quotidien que nous faisons pour eux… Ce qu’ils remarquent surtout c’est l’AMOUR que nous leur portons. POINT FINAL.

Cessez de vous inquiéter lorsque Mia saute dans les flaques d’eau avec ses chaussures neuves, que le sol est tâché de chocolat, que vous avez passé une journée complète à décorer la maison et faire à manger pour l’anniversaire de votre fils et que les petits invités vous ont à peine calculée.

Ce que votre enfant retiendra de ces années, plus tard, c’est l’amour inconditionnel que vous lui portiez et les nombreux câlins que vous lui avez faits.

Conseil #14 – Apprenez à redéfinir les priorités

Quand vous avez un enfant en bas âge, vous pouvez avoir à changer vos priorités parfois. Vous ne pouvez pas tout faire. Certaines choses tombent à l’eau, comme votre cours de Zumba.

D’autres priorités doivent être ajustés parce qu’elles ne s’accordent pas lorsqu’on est responsable d’un petit enfant, comme aller au cinéma tous les week-ends.

Rappelez-vous simplement que garder votre enfant en bonne santé et heureux est ce qui est vraiment important à ce stade de votre vie.

Conseil #15 – Appréciez ce moment de votre vie : il est unique

Il est difficile de s’en rendre compte mais l’adage dit “petit enfant, petit problème et grand enfant, grand problème”. Clignement d'œil

lorsque votre enfant de 2 ans en aura 18 et que vous lui laisserez les clés de la voiture pour sortir en boîte de nuit avec ses copains :  vous regretterez peut-être le temps où le problème se résumait à un bol rempli de riz tombé par terre…

Apprenez à voir le bon côté des choses avec humour et vous garderez votre tranquillité d’esprit longtemps.

Conseil #16 – Trouvez un réseau d’entraide

Trouvez des mamans et des papas qui traversent la même expérience que vous. Lorsque vous avez quelqu’un à qui parler, quelqu’un qui comprend et est déjà passé par là, vous vous sentez, en général, beaucoup plus fort et serein.

Lorsque vous avez un réseau de soutien, vous avez des gens à qui demander de l’aide et c’est très important pour rester sain d’esprit.

Vous pouvez généralement trouver des groupes d’entraide à travers les associations locales, .

Conseil #17 – Prenez du temps pour vous et votre couple

Maman au spa

Vous n’êtes pas qu’un parent. Vous êtes une personne avant tout.

Ne culpabilisez pas et prenez du temps pour vous.

En effet, il est important que vous consacriez du temps à votre bien-être sans vous sentir coupable. Cela peut être de faire du sport, s’adonner au Qi-gong, organiser une sortie mensuelle au restaurant avec votre conjoint(e) et vos amis ou même d’aller au cinéma.

Vous devez être détendu(e) et reposé(e) pour gérer votre vie de famille.

Commencez le plus tôt possible à construire une équipe autour de vous pour pouvoir vous soutenir et vous dégager du temps : grands-parents, frère/sœur, conjoint(e), voisins, baby-sitter…

 

Ironie du sort : ce soir je garde le petit de nos voisins qui est en plein dans, devinez quoi ?… son terrible two. La vie est un éternel recommencement… Heureusement, je maîtrise le sujet maintenant.

Et vous, comment avez-vous géré la période du “terrible two” avec votre enfant ?
Recherches utilisées pour trouver cet article :les dix règles dune garderie, les trois regles dor pour gerer le temps, règles à respecter si vous voulez faire de votre enfant un délinquant

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